
*Chiffres de 2023
Zones de pêche : barques jusqu’à 5 milles nautiques des côtes, vedettes jusqu’à 8 milles nautiques des ports de débarquement, voire 20 milles nautiques des côtes, selon les catégories de navigation
Un secteur de nouveau attractif
En régression depuis 2008 avec le vieillissement de la population maritime, avec la diminution des aides à la flotte et avec le renforcement des contraintes administratives, les effectifs de cette filière progressent de nouveau aujourd’hui avec le renouvellement générationnel, avec la professionnalisation du secteur et l’accroissement des contrôles. De nouveaux jeunes pêcheurs s’engagent dans le métier de pêcheur artisan.

Une pêche polyvalente et sélective
Utilisant 8 techniques de pêche, dont les lignes à main, la traîne, les palangres et pour certaines équipes de pêcheurs la senne de plage, cette filière cible les espèces pélagiques, notamment sur les DCP ancrés, ainsi que les poissons démersaux dans les creux et sur les secs. On estime à 12 320 le nombre de marées de moins de 24 heures réalisées par an par ces marins pêcheurs professionnels (données Ifremer Réunion, 2025).

Une flottille à renouveler
Cette flottille représente 75% des navires professionnels à La Réunion, dont 88% des embarcations font moins de 10 mètres avec 21 ans de moyenne d’âge. Pour des raisons de sécurité de la navigation, cette flottille a besoin d’être renouvelée.

Une activité concurrencée
La pêche artisanale côtière souffre de la concurrence d’une pêche de loisirs très pratiquée sur l’île avec plus de 2000 navires, dont une minorité, exerçant une fausse pêche de plaisance, sature le marché local.