Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de La Réunion

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Le panorama de la pêche à La Réunion

Le panorama de la pêche réunionnaise

Les flottilles de pêche réunionnaises opèrent une grande diversité de pratiques dans un vaste espace mais n'exercent qu'une pression très faible sur les ressources halieutiques de l'océan Indien

Contexte

Le secteur de la pêche réunionnaise est caractérisé par une grande variété de filières. Elles apportent chacunes leur contribution à la constitution d'un ensemble cohérent et riche de sa diversité.

Des pêches réunionnaises diverses dans un immense espace maritime

Un canot passe devant un palangrier à quai (Photo: CRPMEM Réunion)

Dans le vaste océan Indien, depuis les eaux de l'océan austral jusqu'aux tropiques, la pêche réunionnaise propose une grande diversité de poissons et d'autres produits de la mer, pêchés par une variété de métiers et de nombreux marins embarqués à bord de navires de toutes tailles.

                                                   Des marins de pêche australe (Photo: SAPMER)

Depuis l’embouchure des rivières jusqu’aux eaux froides des mers australes, des « lagons » et zones côtières jusqu’au grand large autour de l’île et jusque dans le Canal du Mozambique, ce sont des hommes et des navires qui exercent une variété de pratiques de pêche lesquelles participent à la souveraineté alimentaire des réunionnais, et à sa richesse par l’écoulement local, créateur de valeurs et d’emplois, ainsi qu’à l’international avec l’exportation de ses produits sur les marchés mondiaux, en congelé et en frais.

                                               Des pêcheurs à la senne de plage en Baie de Saint-Paul (Photo: CRPMEM Réunion)

Le point commun de toutes ces filières est une véritable approche de pêche responsable et durable : des pratiques artisanales à petite échelle, des lignes à main et des pièges en bambou, des petits filets manœuvrés en équipe, aucun chalut ou filet tracté, des pêches pélagiques et démersales uniquement pratiquées à l’hameçon, pour une variété d’espèces suivies et déclarées, selon la stricte règlementation française et européenne. Trois filières bénéficient ainsi des standards de certification « pêche durable » parmi les plus reconnus au monde: la pêche palangrière côtière et hauturière pour l'espadon, la pêche australe pour la légine australe et la langouste de St-.Paul, et la grande pêche thonière pour le listao.

                                                        Un pêcheur artisan réunionnais montre sa capture de thon albacore (Photo: CRPMEM Réunion)

Engagée depuis une douzaine d’années dans une démarche de structuration exigeante pour gagner une reconnaissance institutionnelle longtemps réclamée et pour répondre aux défis organisationnels d’un secteur primaire ultramarin, tant au niveau régional, national qu’européen, la pêche réunionnaise est aujourd’hui pleinement inscrite dans une dynamique de développement, d’autonomie et de consolidation de ses acquis, au bénéfice de tous ses ressortissants, du pêcheur à pied à l’armement de grande pêche.

                       La structuration volontaire de la pêche réunionnaise (Illus.: CRPMEM Réunion)

La filière aquacole, essentiellement continentale, est en cours de restructuration et devrait bénéficier dans les prochaines années d’un regain de dynamisme, auquel s’attèlent l’ensemble des parties-prenantes (collectivités territoriales, acteurs privés, administrations d’État, scientifiques et représentants professionnels), avec l’appui du CRPMEM de La Réunion.

                    Des aquaculteurs réunionnais dans un bassin de tilapias (Photo: CRPMEM Réunion)


Des débarquements qui ne représentent qu'une infime fraction de la pêche dans l'océan Indien

Aussi dynamique soit-elle, la pêche à La Réunion ne représente que 0,13 % des débarquements des espèces thonières à l'échelle de l'océan Indien (données CTOI 2020-2024), principales ressources exploitées par les pêcheries basées sur l'île (hors TAAF).

Les captures de thonidés dans l'océan Indien (Illus.: CRPMEM Réunion, données CTOI 2026)
Parmi les 45 flottilles recensées par la Commission des Thons de l'Océan Indien (CTOI), les 10 premières représentent 84% du total des débarquements au cours des dernières années (données 2020-2024; source CTOI, 2025).

La Réunion ne représente que 0,13% de ce total sur les années 2020 à 2024, et se classe seulement 32ème flottille de cet immense ensemble océanique.

L'enjeu pour la pêche réunionnaise est aujourd'hui de consolider sa place légitime au cœur de l'océan Indien, dans le respect des pratiques durables qu'elle exerce depuis de nombreuses années afin de contribuer à conserver la pérennité des ressources et la biodiversité exceptionnelle de l'océan Indien.